22.02.2008

Des cornichons au chocolat- Philippe Labro (Poche)

4a9769ac8e25a70175af0ccaac2f5740.jpgPrésentation de l'éditeur :

Publié en 1983 sous le pseudonyme de Stéphanie, Des cornichons au chocolat est devenu un livre culte. Toute une génération s'est reconnue dans le journal de cette adolescente de treize ans: sa solitude et sa révolte, son regard dérangeant sur les adultes, l'école, le travail, et son goût discutable pour les sandwichs aux cornichons et au chocolat. En réalité, le véritable auteur de ce livre n'est autre que le romancier Philippe Labro. A l'époque, par pudeur et par authenticité, il avait préféré se dissimuler sous la fausse identité de cette lycéenne inconnue - ce " je" Féminin, pour laisser croire qu'il s'agissait d'un véritable document. Vingt-quatre ans plus tard, Philippe Labro a décidé de reconnaître ce " roman caché ", d'autant qu'il constitue le premier volet d'une trilogie féminine poursuivie avec Manuela et enfin avec Franz et Clara. Les lecteurs et lectrices reconnaîtront, en effet, dans Des cornichons au chocolat, la patte du célèbre romancier qui a su s'identifier à l'adolescente. On n'oublie pas facilement Stéphanie - un ton inimitable.


 

Mon avis :

Un titre intriguant et un roman « avoué «  par son auteur que très récemment, ont su attirer ma curiosité.
Stéphanie est une ado comme tant d’autres, se pose beaucoup de questions, réfléchit sur la vie, philosophe beaucoup tout en conservant cette part d’enfance qui lui fait croire que l’on peut continuer une conversation après avoir raccroché en se concentrant très fort. Elle rêve, doute et porte un regard assez juste sur l’hypocrisie des adultes … ce qui est surprenant quand on sait que Mr Labro a justement écrit ce roman sous un pseudonyme !

Il n’a pourtant pas à rougir d’avoir su, aussi bien retranscrire les pensées de cette adolescence à qui, effectivement, on s’attache très vite. Pour sa naïveté, l'amour qu'elle porte à Garfunkel, son chat,
Certains passages bouleversent le lecteur et restent longtemps en tête, peut être parce que les sentiments ressentis à ce moment là, ne sont tous simplement pas liés à un âge mais universels

Cependant, l’intrigue en elle-même pêche sur de nombreux points. Les parents de la jeune fille traversent une crise et le tout est presque trop caricaturé pour paraître vrai. Stéphanie, laissé à l'abandon, réagit presque de façon trop prévisble.
Les derniers chapitres passent très vite sans pour autant apporter de réelles réponses. « Tout ça pour ça », aurais je même envie de dire. Une fin un peu amère comme doivent certainement l’être des cornichons au chocolat …